Dire que la cartographie est tendance serait très en deçà de la réalité et les beaux jours arrivant, c’est un peu la ruée sur les solutions a base de carto. Au menu de ce jour, deux solutions pour éviter de se perdre.. ou de se flinguer les cuisses.
Dans la première catégorie, on trouve GéoVélo.
GéoVélo est une application web, une sorte de GoogleMaps mais dédié au vélo et donc qui met l’accent sur les pistes cyclables et les circuits accessibles au vélo.
L’idée est plutôt excellente parce que Google Maps ne propose que deux modes, auto et piéton et qu’aucun des deux n’est vraiment adapté au vélo. Elle est risquée cette idée, parce que le jour ou Google ajoute un mode Vélo, GéoVélo est mort.
Dans l’intervalle l’application (qui devrait être dispo également- sur iPhone incessamment sous peu, voire avant) est en version béta, ce qui explique sans doute qu’elle ne sache pas tracer la route de ma maison à mon bureau.
Je me moque, mais l’idée est bien, et très sympa.
Rectif: GéoVélo a du réaliser que la version banlieue ne marchait pas parce que quelques minutes plus tard.. elle a disparu…
L’autre option, plus old school (elle repose sur une carte imprimée), celle qui vise à s’économiser les cuisses, est proposée par Velopente, qui pour une somme modique (3,5 euros payables par Paypal) vous propose une carte de Paris mettant l’accent sur les côtes. La carte est également distribuée dans certaines boutiques de vélo.
Bon, Paris étant une ville relativement plate, l’intérêt de la manip est discutable (d’autant que tenir une carte imprimée d’une main en roulant en vélo, ça demande quand même des talents d’acrobate), mais là aussi, cela part d’un excellent sentiment.
Longue vie donc à Vélopente.
Edit : la pente vire à l’ultra tendance, la Marie de Paris y va de son grain de sel : a lire ici
Complément : Je parlais plus haut de Google Maps, je viens de tomber sur un site qui vise à faire du lobbying pour que Google ajoute les pistes cyclables à son application. C’est ici


LE FIL D'ACTU
erwanhum dans 







Pour Vélopente, ils indiquent LVP comme distributeur de la carte, mais lors de ma dernière visite, Seb se rappelelait vaguement de la visite d’un gars …
L’idée est gentille, mais faire imprimer des cartes papier pour des cyclistes, c’est quand même une idée bizarre…
De toutes façons il est trop tôt pour se lancer dans ce genre de truc tant que B. Delanoë n’a pas publié sont fameux plan vélo pour 2010, parce que si ça se trouve une partie des infos va devenir obsolète.
Bizarre, oui et non. Perso, je ne pense pas que j’aurai un jour un (i)/(smart)phone. Quand je viens à Paris avec mon vélo, je prépare/mémorise mon itinéraire à l’avance et j’emporte une carte dans ma sacoche pour les ajustements/oublis.
Une autre carte qui doit être pas mal http://www.media-cartes.fr/edition/ed_parisvelo.html (mais de 2008)
un autre type de représentation consiste à évaluer la cyclabilité des rues en fonction de leur accessibilité pour des débutants ou des cyclistes aguerris. Le résultat s’approche d’une vision type « pistes de ski » et permet de repérer les zones d’homogénéité, les coupures et d’évaluer la part de chaque type de rue dans le linéaire total de voirie.
Par exemple sur Paris 14ème on peut dire qu’il y a environ 20% de rues « cyclables » c’est à dire accessibles sans problème à tous, 30% de rues « moyennement cyclables » c’est à dire accessibles sans problème à des cyclistes aguerris, 20% de rues non cyclables (on peut tout de même les emprunter mais on ne s’y sent pas à notre place et ça peut être risqué)et enfin 30% du linéaire n’est pas accessible à cause des sens interdits.
A Sceaux par exemple on a 80% de rues cyclables (zones 30 dans tous les quartiers et aménagements sur les boulevards)et 1% de non accessible depuis la généralisation des doubles sens cyclables.
L’idée est avant tout d’avoir un outil de communication et de négociation avec les élus, mais ça peut être utile pour les cyclistes et il faudrait croiser avec les pentes pour avoir les deux critères : sécurité et confort
la carte de cyclabilité de Paris 14ème :
http://maps.google.fr/maps/ms?cd=6&ie=UTF8&msa=0&msid=114366579369372683005.000450f5805ccd49ebc44&z=14
les autres cartes :
http://maps.google.fr/maps/ms?msa=0&msid=114366579369372683005.0004506e948ab2e7b91a8&cd=7&sll=48.913143,2.08228&sspn=0.260798,0.759628&hl=fr&ie=UTF8&ll=46.619261,1.845703&spn=8.271124,14.084473&t=h&z=6
le concept expliqué ici : http://avon.fubicy.org/cyclabilite/cyclabilite.htm
Bonsoir,
Bonjour,
L’idée est excellente (c’est plus qu’une idée d’ailleurs puisque vous l’avez mise en œuvre), et à titre personnel j’irais plus loin : recenser les zones cyclables.. cela revient à entériner que tout zone n’a pas vocation à l’être.
Je suis sensible à ce point parce que j’habite en dehors de Paris dans un département qui se gargarise d’être « vélo friendly » et dans lequel certaines zones (pourtant péri urbaines) sont interdites au vélo.
Par exemple il est impossible en vélo sans se livrer à des acrobaties vraiment limite, d’aller de La Celle Saint-Cloud à Vélizy 2.
Je n’en ai ni le temps ici le courage, mais en parallèle de votre boulot il serait sans doute intéressant de recenser les zones « non cyclables »….
Le résultat que je viens de regarder, Paris-14, est drôlement « discutable ». Mais peut servir comme base de discussion, en effet. Exemples: la rue Friand est théoriquement cyclable, sauf que la piste est très souvent encombrée de plusieurs véhicules, et le restant est très étroit. La rue d’Alésia est peut-être non-cyclable, mais est pourtant préférée très souvent au bd des Maréchaux avec ses pistes en zig-zag et son accès mortel depuis le 15°. Pour l’instant, je m’y tiens : je préfère me faire mon idée MOI-MÊME, à l’aide de plans complets donnant l’importance des routes et la présence d’aménagements spécifiques, sans jugements. Ou alors, il faut que ces jugements soient vraiment corrélés à une longue pratique…
C’est le principe même de la carte cyclabilité que d’être discutable !
Plus qu’un outil de recherche d’itinéraire, pour lesquels chacun à ses préférences, et dont aucun ne peut se substituer à l’expérimentation, il s’agit là d’un outil de représentation et dévaluation globale de l’accessibilité cycliste.
Et l’accessibilité ne traite pas de la question de l’efficacité ; on répond seulement à la question « quel type de cycliste peut emprunter cet axe ? »
Un vélotaffeur aguerri, de même qu’un cyclosportif n’a en effet besoin d’aucun aménagement dans la plupart des cas. Pour ces derniers il faudrait plutôt des cartes « d’efficacité » montrant les axes ou on peut pratiquer la vitesse la plus élevée comme par exemple un couloir bus avec onde verte calée à 30 km/h. Les Maréchaux, Magenta ou St Marcel seraient alors à fuir.
Bref le parti pris a été de ne pas s’occuper de cette catégorie qui n’a en général pas besoin qu’on s’occupe d’elle !
Pour revenir à Paris 14 (mais ce fil est plutôt dédié au concept qu’à ce ces particulier), il s’agit bien d’un premier jet effectué rapidement en fonction de la typologie des rues (merci street view) afin d’avoir quelques ordres de grandeur et comparer aux évaluations existantes dans mon secteur (Fontainebleau) pour voir si la méthode pouvait s’appliquer à une très grande ville.
Il y a donc des ajustements à faire en fonction de l’expérience des cyclistes quotidiens pour rendre la carte plus juste ; il est d’ailleurs possible de laisser des commentaires dans Google Maps, c’est fait pour ! Je peux également mettre des commentaires sur chaque rue pour préciser le choix de couleur quand ce n’est pas évident.
Par exemple je suis entièrement d’accord pour la rue Friant que j’emprunte régulièrement : sur le papier on a une zone 30 (une vraie avec coussins berlinois et trottoir traversant en entrée) avec double sens cyclable mais en réalité le dsc est impraticable à cause du stationnement et le sens général est pénible car on ne peut pas être dépassé à cause du boudin du dsc.
Le niveau qui convient est donc « orange = moyennement cyclable » c’est à dire qu’un cycliste aguerri qui sait prendre sa place au milieu de la chaussée (y compris à contresens sur la voie générale) n’a aucun problème de sécurité. Par contre c’est limite pour des débutants ou des enfants puisqu’il faut négocier et s’imposer.
Sur un plan reportant uniquement le type d’aménagement sans prendre en compte les usages réels on passerait à coté de cette information.
Bref on ne peut pas trouver des indicateurs qui conviendraient à tous ni se baser sur le ressenti d’un seul utilisateur, par contre on peut proposer des indicateurs à peu près objectifs et les afficher comme ça chacun sait ce qu’il y a derrière : http://picasaweb.google.com/lh/photo/0GNcB8WKh3MvUqMSvcKLqQ?feat=directlink