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Le sale air de la peur…

Note a l’attention de mes amis les avocats : Ce qui suit est une œuvre de fiction, rien n’est vrai, tout est faux, les enquêteurs du NPS sont des jean-foutre et moi même, conséquence d’années d’abus de toutes sortes (l’âge, l’alcool, le rock’n roll) je ne sais plus trop ce que je dis ou j’écris.

Comme cet article est long, j’ai fait deux versions, une courte pour ceux qui n’ont pas le temps (ils ont tort) et une complète pour les autres (eux, ils ont bien raison).

Version courte : Velofun n’est pas seulement un site sur le vélo, amusant, instructif et bien informé, où l’on peut regarder de jeunes femmes étonnamment court vêtues, lascivement penchées sur leur bicyclette, c’est aussi un outil de justice sociale.
A ce titre nous décidons ce jour de nous engager aux côtés des employés de l’institut de sondage TNS SOFRES pour qu’ils puissent bénéficier d’un congé formation bien mérité. A n’en point douter cela aura comme conséquence contrariante de rendre leurs enquêtes moins hilarantes, mais d’autre part elles seront plus aptes à permettre aux clients de leur employeur, de faire du lobbying dans des conditions quand même plus crédibles (parce que là hein, c’est pas pour dire, mais c’est vraiment limite..).

Version longue :
Il y a quelques temps, un certain nombre de sites s’étaient fait l’écho d’une info un rien brutale : 9 français sur 10 jugent le vélo en ville dangereux.

Cette info surprenante est tirée d’une enquête TNS SOFRESS réalisée pour le compte de l’assureur AXA. Tellement surprenante d’ailleurs que pas mal de grands médias classiques, flairant peut-être l’entourloupe, ne l’ont pas relayée.
On la trouve néanmoins ici

Et aussi dans le supplément vélo du journal Le Parisien / Aujourd’hui etc etc…

Il est à noter que (mais c’est forcément un pur hasard) ce sont des sites et médias dédiés à l’automobile qui ont relayé cette “information” de AXA-TNS SOFRESS

Le marketing pour les nuls
La « part modale » du vélo (le taux d’utilisation du vélo) pour les déplacements urbains est de l’ordre de 2% (source) et tout le monde jure la main sur le cœur qu’il faut qu’elle augmente.
Il est vrai que si nous arrivions a des chiffres du type de ceux des pays Européens du Nord qui frisent voire dépassent les 10%, nos rues sentiraient meilleur, seraient plus silencieuses, moins dangereuses, on s’améliorerait les poumons, on verrait mieux les jambes des filles etc etc… bref ce serait beau comme une après midi dans un jardin fleuri du pays des Bisounous.

La réalité est un peu plus compliquée d’un point de vue financier/fiscal. Augmenter la part modale du vélo revient à diminuer substantiellement les recettes tout en augmentant légèrement les dépenses.

Comment t’est ce que cela se peut-il ? Fastoche :

En ville une voiture consomme beaucoup, le taux de taxe de l’essence est de l’ordre de 65% et nous sommes en période calme. Il a par période grimpé jusqu’à plus de 80% (source, source, source).
Plus on roule en vélo, moins on consomme d’essence. Plus on roule en vélo, moins on est dans le même temps tenté d’acheter une voiture (ou une deuxième voiture disons), or la voiture c’est de la TVA, de l’emploi (de moins en moins), de la juteuse prime d’assurance, plus on roule en vélo moins on paie de parking, de PV etc etc.

Du coup, les discours curieux (euphémisme) sur l’insécurité que le vélo engendrerait, sont plus faciles à comprendre. Si on ne prend pas en compte cette donnée économique, la fixette sur la sécurité du vélo en ville (rappel : 2% des trajets) dans un pays ou 12 personnes sont tuées chaque jour en voiture ou par une voiture (5000 par an, chiffre excellent on en était à 8000 il n’y a pas si longtemps) devient illisible. Si en revanche on intègre cet aspect, elle devient limpide. En résumé : haro sur le vélo (tout en susurrant en public un timide “vive le vélo” parce que ça fait tendance).

A l’attaque !!!

Il est compliqué d’attaquer le vélo de front parce que ce serait contre-tendance et en outre difficile, il n’y a pas grand chose à lui reprocher.
La seule tactique jouable est de le faire passer pour un truc présentant un niveau de risque inouï, et ça c’est relativement simple : le bon peuple adore frissonner.
Pour ça on utilise la bonne vielle tactique du « Gentil flic/Méchant flic », avec d’un côté une campagne qui vise à suggérer la trouille et de l’autre, une autre qui sous couvert de bons sentiments bloque le bazar. (Note : pour toi jeune lecteur que cette histoire de gentil flic/méchant flic laisse dubitatif, cesse de dubiter comme ça, ça fait désordre, et demande à ton papa de te ressortir sa collection de Starsky & Hutch en VHS collector).
C’est d’autant plus simple que pour ça on peut compter sur l’aide d’un certain nombre d’intervenants ayant eux aussi intérêt au flinguage du vélo en ville, et pour servir le tout il y a les instituts de sondages, qui nous bombardent tellement en continu de chiffres à la noix, que plus personne ne se donne la peine de regarder de près leurs résultats.
Problème… (les points de suspensions c’est pour donner un petit côté suspens)….le calendrier presse. Si on veut faire passer le vélo pour une forme hype de suicide de groupe, il faut faire vite et donc taper fort, c’est impératif.
Pourquoi ? Simple, plus le vélo va se répandre moins il sera “perçu comme dangereux”, par ailleurs toutes les études viennent corroborer ce que la logique commande : le risque associé au vélo décroit au fur et à mesure que sa pratique se répand.

Ben oui c’est évident, plus de vélos = moins de voitures, moins de voitures = moins de morts (voir plus bas) donc plus de vélo = moins de morts.
(Pour toi ami lecteur féru de maths, ce calcul est une variation d’un axiome d’Outre Quiévrain “plus tu pédale moins fort, moins tu avance plus vite”).

Pour mémo l’intéressant rapport de Altermoal Indiggo réalisé à la demande du coordinateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo,

Bref, y a urgence, il faut faire paniquer vite (après ce sera trop tard).
Du coup, le tir groupé confine au spectaculaire, excusez du peu :

On se surprend à rêver de voir une telle synchronisation des “forces vives de la nation ” au services de trucs plus urgents, genre l’emploi des jeunes….

Tir groupé ne signifie pas pour autant complot. La bonne vieille théorie du complot est toujours fausse. Ces différents intervenants ne se sont pas concertés, il se trouve qu’à un moment donné, d’aucuns ont besoin de protéger leur business d’assurances, d’autre leurs rentrées fiscales, d’autres de flatter leurs électeurs ou leurs clients etc etc etc, et que les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouve effectivement face à un feu nourri.

Premier Axe stratégique : chérie fais moi peur

Le NPS entre en scène
On en arrive directement à ce stupéfiant sondage de AXA-TNS SOFRES.
Etonné par ce résultat quand même un rien énorme, (rappel : 9 personnes sur 10 trouveraient que le vélo en ville est dangereux), VELOFUN a décidé de lancer sa redoutable équipe de fins limiers, le célèbre NPS (No Pipeau Squadron), que même les américains nous envient (pour les téléphiles, le NPS c’est comme le NCIS mais en mieux) , de le lancer donc sur la piste de ce fa/fu-meux sondage démontrant que la vue d’un pédalier donne des cauchemars au fond des chaumières.

On reprend a la base
Remarque liminaire: L’enquête alarmiste de TNS SOFRES réalisée pour Axa Prévention a été conduite par téléphone en février 2010 auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 personnes. Il ne s’agit pas d’un groupe de personnes utilisatrice du vélo en ville ou parent /conjoint(e)s d’utilisateurs et donc confrontées à ces supposés terribles dangers, mais bien d’un échantillon représentatif de la population. Avec une part modale de 2% on doit pouvoir dire statistiquement que 980 de ces personnes n’ont jamais (ou que très rarement) posé leur postérieur sur une selle.
Bref, ça ne commence pas très bien.
Notons que même si on multiplie par 10 le taux de cyclistes urbains dans cet échantillon, ça ne change pas grand chose à la remarque on se retrouve quand même avec 800 personnes sur les 1000 pour qui une pédale sert avant tout à actionner un embrayage.

À ce moment de la manip, j’entends au fond de la salle, les premières protestations “c’est dégueulasse de s’en prendre comme ça à une méthode de sondage“, “c’est comme d’hab chez VELOFUN on chipotte !“, “plutôt que ce genre d’ânnerie j’aurais préféré une mise a jour de la cultissime rubrique Récréation” etc etc….

Du calme….

Après en avoir discuté avec l’équipe, il est très clair que le NPS n’a aucune intention de critiquer les aspects sérieux des méthodes d’enquête de TNS SOFRES, d’ailleurs, ce sérieux est facile à démontrer.
Le même institut de sondage réalise sur une base régulière pour la même compagnie d’assurances AXA un baromètres des usagers des la route , dont l’étude est “réalisée par téléphone du x au x 20xx auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 conducteurs“. Etonnante façon d’échantillonner, puisque à contrario, lors des enquêtes sur le vélo on sonde.. majoritairement des non-cyclistes,.

Ceci étant, force est de constater que lorsqu’il faut avoir des chiffres qui se tiennent un minimum, chez TNS SOFRESS ils savent très bien trouver l’échantillon qui va bien.

Comme chez TNS SOFRESS on ne recule jamais devant une bonne tranche de rigolade, on l’annonce tout de go : « .. seulement 13% des Français pensent que les cyclistes sont bien équipés. Cette insuffisance d’équipement les rend vulnérables : sur quatre cyclistes qui perdent la vie, trois succombent à un traumatisme crânien**. »

Au débotté, on serait tenté de demander à un analyste de la SOFRESS comment un cycliste peut mourir d’autre chose, étant donné que la probabilité qu’il meure d’une cage thoracique enfoncée par un volant ou d’un visage lacéré par un pare-brise est quand même assez faible en vélo (cela dit il y a peut être un ou deux originaux qui sont morts d’une écorchure du genou qui a dégénéré, on ne sait jamais).

Enfin bref, les enquêteurs du NPS en étaient à se dire que chez TNS SOFRESS l’anatomie c’était pas trop leur truc, et là, d’un seul coup d’un seul, patatras, la tuile.
C’est à ce moment là, à quelques jours d’intervalle (pour du pas de bol, c’est vraiment du pas de bol) que ces anarcho-nihilistes de la Préfecture de Police de Paris sortent leurs chiffres :
« Malgré le développement de l’utilisation de la bicyclette en ville, les cyclistes sont en valeur absolue les usagers les moins touchés.
Si un mort de plus dans cette catégorie a été enregistré en 2009 (six contre cinq en 2008), la PP relève que deux d’entre eux sont décédés après avoir chuté sur l’anneau cycliste du bois de Vincennes en pratiquant leur sport sans casque.
»

Y a pas à dire, on est obligé de le reconnaître, ça sent le carnage. Ca fleure bon la tripaille éparpillée partout, la bidoche plein les caniveaux, d’autant qu’on parle de Paris, ville ou le conduire-comme-un-goret est élevé au rang d’art absolu, et que par ailleurs, les relevés globaux (comme celui cité plus haut fait pour le coordinateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo), montrent que « le risque est à relativiser, le risque grave est très concentré en rase campagne sur des personnes plutôt âgées (+45 et surtout + 55.. vingt dieu !! chuis en plein dans la fourchette.. maman j’ai peur) et faible chez les 25-45 ans ».

Ce constat n’est d’ailleurs pas nouveau il y a 5 ans déjà :
La sécurité routière n’hésite pas à écrire dans son dossier de campagne de presse sur la pratique du vélo du 8 mars 2005, « En pourcentage d’accidents mortels, les cyclistes sont les dernières victimes (0,4 %), derrière l’ensemble des usagers de la voierie. Sur la thématique du casque, on remarque ici que les piétons et les automobilistes souffrent plus d’accidents portés au crâne que les cyclistes. »

Le sondage de TNS SOFRESS le montre clairement, le cycliste est un barbare antisocial dont les pratiques perverses sont en augmentation sensible « 78% des Français pensent que les cyclistes ne respectent que très peu les règles de circulation (ils étaient 73% à le déclarer en 2008). »

Cela dit si j’en crois la préfecture de Police de Paris « Côté piétons, on note une amélioration avec 16 tués et 1.917 blessés en 2009 contre 29 tués et 1.993 blessés en 2008. Ils représentent plus d’un tiers des tués dans la capitale (36,3%), 62,5% sont des seniors et 40,5% des blessés graves ont plus de 60 ans. Cependant ces usagers vulnérables sont aussi responsables de 53,7% des accidents corporels lorsqu’ils traversent la chaussée sans respecter la réglementation. »
Selon le rapport des enquêteurs du NPS, il y aurait donc deux conclusions :

  1. La première est que les automobilistes assurés chez AXA (j’en suis) sont des gars super respectueux du code de la route et que les accidents doivent être le fait des autres
  2. La seconde est que les piétons sont des fanatiques suicidaires, surtout les vieux piétons, mais et ce n’est que justice, ils meurent trois fois que les cyclistes (comme les automobilistes sont des anges, ces piétons morts ont du être percutés par des sangliers, dont les hordes sont faciles à apercevoir aux croisements des grands boulevards). Nonobstant on devrait vite fait leur donner des vélos, ça serait quand même un peu horrible, mais quand même moins pire et surtout plus sur, ils mourraient trois ou quatre fois moins.

Deuxième axe stratégique : pour vivre heureux, vivez casqués

Si on veut coincer ces mauvais coucheurs de cyclistes, le port du casque est du pain béni. C’est cool parce que tout le monde est pour, personne n’est contre et que les divergences portent sur des points de détail (de gros détail c’est tout le cœur du problème) et que la question fleure bon le « grand sentiment », le « sens de la responsabilité » permet de brandir l’étendard ho combien consensuel de la « sécurité » (une des plus belles inventions depuis celle de la mini-jupe, c’est super bien la sécurité ça crédibilise les discours, ça justifie les budgets etc etc..).

Le casque personne n’est contre (et pour cause, il faudrait vraiment idiot pour être contre).
Ben alors si personne n’est contre, où est le problème ? te demandes-tu ami lecteur (si tu es une amie lectrice c’est mieux) . Je te remercie de poser la question, parce qu’elle est fondamentale cette question.

Reprenons un peu plus avant : plus la pratique du vélo s’accroit plus le risque décroit. Donc, pour diminuer le risque en vélo il faut augmenter le nombre de cyclistes, c’est mathématique et d’ailleurs ça se vérifie concrètement sur tous les relevés.
Ça se vérifie aussi dans la vraie vie, il y a une douzaine d’années pour faire du vélo dans une grand ville, il fallait être un écolo fanatique et suicidaire (ou un pauvre). Aujourd’hui, par la grâce des systèmes de vélo en libre service, le nombre de cyclistes s’est fortement accru, du coup les automobilistes commencent à s’habituer à voir des vélos, les choses se passent mieux etc…
On peut aujourd’hui circuler en ville en vélo sans risquer sa peau (ce qui n’était pas le cas il y a quelques années).
Est-ce qu’on la risque encore moins si on porte un casque ? sans la moindre hésitation : oui.
Pour illustrer la suite, une petite analogie :

  1. Est-ce que plus il y aura de monde à se balader dans les forêts plus les chasseurs devront faire attention et moins ils auront tendance à prendre un amoureux des noisetiers pour un chevreuil ? : sans la moindre hésitation oui
  2. Est-ce qu’il y aurait moins d’accidents de chasse si les chasseurs et les cueilleurs de champignons portaient un gilet pare-balle.. sans la moindre hésitation : oui
  3. Est-ce que les promeneurs bucoliques continueraient à se balader en forêt si ils étaient légalement obligés de porter un gilet pare-balle : sans la moindre hésitation non
  4. Conséquence logique, si donc on supprime les promeneurs en forêt, est-ce que les rares qui iraient quand même verraient le risque de se faire prendre pour un chevreuil augmenter ? sans la moindre hésitation oui

Le vélo c’est pareil.

Le problème du port du casque obligatoire (c’est le mot « obligatoire » qui est important) est là.

Recommander le port du casque, c’est naturel, ça va améliorer la sécurité des cyclistes heurtés à faible vitesse par une auto (ou qui se gamellent tout seul), tout le monde est pour.

Obliger légalement son port est une autre affaire. Cela veut dire que l’on donne un coup de frein brutal a tous les systèmes de vélo en libre service, et qu’on décourage les nouveaux cyclistes velléitaires, faisant entrer le tout dans une spirale décroissante, moins de cyclistes, moins de sécurité, plus d’accidents, donc moins de cyclistes etc…

Il y a comme une vague différence entre « chérie on va aller boire un pot on fonce a la station Velib’ à côté» et « chérie, arrange toi pour avoir toujours ton casque de vélo avec toi, on ne sait jamais on pourrait avoir besoin d’un Vélib ‘ »

Si cette obligation s’inscrivait dans une démarche globale de refonte de nos moyens de circulation, et donc n’était qu’un des éléments parmi une foule d’autres, visant à améliorer la sécurité routière..ma foi personne n’y verrait rien à redire. Là, le contexte est TRES différent.

Du coup, cette obligation du port du casque est une arme redoutable pour qui a intérêt a freiner l’insupportable succès du deux roues à pédales.

Axa ne s’y est d’ailleurs pas trompé. La compagnie a distribué le 3 juin, 20 000 casques aux utilisateurs de vélo dans six grandes villes en France : Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Bordeaux et Rennes…… mais s’est bien abstenue d’envoyer un petit document à ses clients automobilistes pour leur rappeler qu’en cas de choc auto/vélo il y a toujours 1-0 pour l’auto.
Pour reprendre l’analogie de départ, imaginez une seconde que pour sensibiliser aux accidents de chasse, Axa distribue des gilets pare balle aux promeneurs sans avoir un mot, un seul, à l’attention des chasseurs…..

Je suis en train de lire la page conclusive du rapport du NPS.. ..il semble que le problème de fond est que l’automobiliste est une vache à lait (ce qui n’est pas un scoop) qui adore se faire traitre (ce qui en est un), et que donc l’idée de voir ces automobilistes (une toute petite partie de ces automobilistes) se transformer partiellement en cyclistes, contrarie manifestement pas mal de monde.

Par ailleurs je me dois de préciser que tout ceci est une œuvre de fiction que j’aime tout le monde, les assureurs, les députés, les truqueurs de chiffres, et que si quelqu’un devait se sentir visé, c’est forcément qu’il y aura un malentendu.

Bon c’est pas tout ça, il est grand temps que je me remette à la recherche d’une photo de jeune femme étonnamment court vêtue, lascivement penchée sur sa bicyclette.

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Publié dans Parano.

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11 Responses

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  1. Fabienne Cassagne dit

    Cet article est non seulement pertinent et intelligent, mais il est en plus très, très drôle et très, très bien écrit (hormis quelques oublis de mots, on sent le journaliste un peu énervé sur son clavier ;-)
    Selon un rapide sondage personnel, 50% des cycliste de mon foyer ne mettent pas de casque. 100% de ces non-utilisateurs ne veulent pas arriver décoiffés au boulot… Les autres 50% ont 2 cm de cheveux sur le crâne et s’en foutent…

  2. Franck Mée dit

    «Le sale air de la peur»… Il me semblait qu’un certain Saint-Élie, Luc de son prénom, avait déjà utilisé ce titre en 2007 à l’occasion d’une campagne présidentielle (que moi aussi j’aimerais oublier). Hélas, ledit Luc n’ayant pas renouvelé son nom de domaine d’alors (audioblog.fr), je n’ai pu vérifier mon information. Ai-je raison ?
    Accessoirement, tu devrais virer le lien vers Audioblog sur luc.saint-elie.com, qui renvoie désormais vers une page de pub ou truc ressemblant. ;-)

  3. Franck Mée dit

    Ayé, j’ai fini de lire. Bon boulot de recherche de sources, de croisement de données, et prise de recul et de synthèse, bref : tu peux redemander ta carte de presse. ^^
    Perso, j’ai abandonné le casque à vélo il y a quelques années (je dirai pas combien, peur de prendre un coup de vieux) pour des raisons pratiques : on sait jamais où mettre ce truc encombrant. Y’a une analogie évidente avec le vélo lui-même, d’ailleurs, qui a été résolue par les Velov’ et consorts, mais proposer le casque en location, c’est plus compliqué…

  4. erwanhum dit

    Beau boulot,
    Un peu de relecture pour rendre cela plus lisible et c’est publiable :-)

    Après 7 ans de vélotaf quotidien, je me retrouve à faire du covoiturage à haute dose en IDF, puteaux/brie comte robert sur des distances à vol d’oiseau de 40km mais plutôt 60km en réel pour raison d’évitement de bouchons, et j’ai vraiment peur tous les jours….

    • Luc dit

      Bonjour Erwan !

      Publiable ? Jamais !
      j’ai passé presque 25 ans à faire court, concis etc.. au prix souvent du sens. Là je fais comme je veux, ça n’a pas de prix !!
      :-)

  5. Marion Poitrinal dit

    Du goret, des sangliers, des chevreuils, un ou plusieurs jeux de mots foireux, de la tripaille et des mini-jupes : extase du lecteur ami Luc !

En poursuivant la discussion

  1. On est pas trop mal lotis… | VELOFUN a publié un lien vers ce billet on 5 août 2010

    [...] monde de l’auto traine un chouilla des pieds, que ce soit par des biais alambiqués, un rien fourbes, ou en donnant dans le ridicule (Citroën serait en train de tourner une pub à [...]

  2. Chocottes song… | VELOFUN a publié un lien vers ce billet on 19 septembre 2010

    [...] peu la Préfecture de Police de Paris était venue, contredire à quelques jours d’intervalle une publication alarmiste d’AXA/TNS Sofress, aujourd’hui c’est au tour du Ministère du Développement Durable d’y aller de [...]

  3. Les automobilistes préfèrent les cyclistes avec un casque | VELOFUN a publié un lien vers ce billet on 16 avril 2011

    [...] 2010 dans Le sale air de la peur, j’avais écrit a propos de la distribution de casque de vélo à des cyclistes par la [...]

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