Tout à l’heure j’ai l’oeil attiré par un titre un rien racoleur du weblog Monputeaux : Le vélo est officiellement interdit à La Défense, mais cela va peut-être changer.
Je lis la news qui fait référence à une association consultée (parmi d’autres) par l’EPAD pour ce qui relève de la circulation des vélos sur le parvis (qui pour l’instant est interdite) : l’Association Village . Cette dernière semble avoir une lecture assez différente de la situation (une histoire de verre a demi plein et/ou à demi vide) » Les vélos bientôt autorisés à la Défense.« .
L’article de l’association est par ailleurs assez intéressant pour ce qui relève des démarches d’intégration des vélos dans un environnement urbain. A lire ici.
Lire l'article complet...3 mars 2010
Les nordiques sont des gens originaux. Alors que tout le monde sait pertinemment et depuis des lustres que le cycliste a une propension pénible à se suicider en masse, les nordiques s’obstinent à envisager le problème dans l’autre sens.
Ces gens (qui manifestement sont un peu bizarre), sont en train d ‘envisager de rendre les autos moins meurtrières. Oui oui vous avez bien lu.
Je viens de lire dans le très sérieux Bike Europe (une lettre professionnelle sur l’industrie du cycle en Europe) qu’une entreprise Américano-Suédoise (Autoliv) s’apprêtait à mener en Hollande, une expérimentation sur des airbags extérieurs prévu pour moins assassiner les cyclistes (et probablement les piétons).
Développé par Autoliv‘ , le système devrait être prêt en 2015, il s’agit d’un dispositif assez ambitieux : « Le système d’air bag d’Autoliv est capable de reconnaitre un cycliste et de déterminer qu’une collision est inévitable. Lors de cette collision, l’airbag va se gonfler exactement à l’endroit ou la tête du cycliste devrait heurter l’avant de la voiture. Grâce à cet airbag, le cycliste a de bonne probabilités de s’en sortir vivant, et avec des dommages modérés« .
Le laboratoire de test batave TNO Automotive est déjà en train de tester un prototype en labo, des tests terrain devraient être menés à Amsterdam cet automne.
Bon, le coup du système qui déclenche un airbag à l’endroit ou il a anticipé que la tête du cycliste allait venir frapper l’avant de la voiture, ça me parait un brin avancé pour être réaliste, ceci étant ce qu’il y a de formidable dans cette démarche c’est que pour une fois le cycliste est considéré comme une cible et le véhicule motorisé comme une arme.
En bref l’exact inverse de la stratégie hexagonale pour laquelle le cycliste est un dissident suicidaire qu’il faut enrober de protections diverses pour l’empêcher d’attenter à sa propre vie (et le taxer, verbaliser en conséquence si ce chacal envisage de s’insoumettre).
Lire l'article complet...2 mars 2010

Tous les matins, j'emprunte cette piste cyclable. Au fond son état déplorable est anecdotique, de toutes façons quelques dizaines de mètres plus haut elle sert de parking à un camion...
22 février 2010
Dire que la cartographie est tendance serait très en deçà de la réalité et les beaux jours arrivant, c’est un peu la ruée sur les solutions a base de carto. Au menu de ce jour, deux solutions pour éviter de se perdre.. ou de se flinguer les cuisses.
Dans la première catégorie, on trouve GéoVélo.
GéoVélo est une application web, une sorte de GoogleMaps mais dédié au vélo et donc qui met l’accent sur les pistes cyclables et les circuits accessibles au vélo.
L’idée est plutôt excellente parce que Google Maps ne propose que deux modes, auto et piéton et qu’aucun des deux n’est vraiment adapté au vélo. Elle est risquée cette idée, parce que le jour ou Google ajoute un mode Vélo, GéoVélo est mort.
Dans l’intervalle l’application (qui devrait être dispo également- sur iPhone incessamment sous peu, voire avant) est en version béta, ce qui explique sans doute qu’elle ne sache pas tracer la route de ma maison à mon bureau.
Je me moque, mais l’idée est bien, et très sympa.
Rectif: GéoVélo a du réaliser que la version banlieue ne marchait pas parce que quelques minutes plus tard.. elle a disparu…
L’autre option, plus old school (elle repose sur une carte imprimée), celle qui vise à s’économiser les cuisses, est proposée par Velopente, qui pour une somme modique (3,5 euros payables par Paypal) vous propose une carte de Paris mettant l’accent sur les côtes. La carte est également distribuée dans certaines boutiques de vélo.
Bon, Paris étant une ville relativement plate, l’intérêt de la manip est discutable (d’autant que tenir une carte imprimée d’une main en roulant en vélo, ça demande quand même des talents d’acrobate), mais là aussi, cela part d’un excellent sentiment.
Longue vie donc à Vélopente.
Edit : la pente vire à l’ultra tendance, la Marie de Paris y va de son grain de sel : a lire ici
Complément : Je parlais plus haut de Google Maps, je viens de tomber sur un site qui vise à faire du lobbying pour que Google ajoute les pistes cyclables à son application. C’est ici
Lire l'article complet...19 février 2010

Le Bike Sharing Blog qui, comme son nom l’indique suit les systèmes de vélos en libre service, publie une carte originale (basée sur Google Maps) qui dresse un panorama mondial de ces systèmes de vélos en libre service.
Source Ecovelo
Lire l'article complet...21 décembre 2009
On l’attendait depuis longtemps déjà, on y croyait plus, enfin ça est Michèle Merli Déléguée Interministérielle à la Sécurité et à la Circulation Routières a eu le courage de s’attaquer à un fléau que personne n’avait encore osé dénoncer : les suicides collectifs de cyclistes.
Et il était temps, il y en avait marre de voir ces gugusses en vélo se jeter tête la première sur des voitures, se vautrer avec une vulgarité crasse sous des camions, refuser de s’arrêter au feu vert, emprunter délibérément et avec une allure fanfaronne les voies dévolues aux vraies voitures (le tout sous des prétextes fallacieux du style « y a un camion sur la piste cyclable ») etc..
Il était temps, décidément, fort heureusement, Madame Merli va éradiquer le cycliste, le problème.
Histoire de rendre à César ce qui lui appartient, notons que Madame Merli n’est pas seule puis que la Sécurité Routière (dont on célébrera jamais assez le travail pour que s’estompe enfin, l’indigne distinction entre sécurité et fiscalité), est venu lui prêter main forte.
Vous trouverez tous les détails de ce coup d’éclat sur les sites sous-cités :
Il faut cependant noter cher lecteur, que certains des sites suscités semblent ne soutenir qu’imparfaitement la démarche de Madame Merli. Il s’agit d’une attitude irresponsable (voire crypto-maoïste).
Pour faire avancer la cause, VELOFUN propose de lancer un Merlithon pour soutenir l’action valeureuse de la Déléguée interministérielle à la Sécurité et à la Circulation Routières.
Dans le cadre de ce Merlithon, tous ensemble, trouvons des idées pour créer une vraie dynamique de vainqueurs autour de l’initiative de la Déléguée interministérielle.
Quelques idées pour amorcer la pompe :
A vous !!
Lire l'article complet...18 décembre 2009
Il y a deux jours, une amie qui sévit sous le pseudonyme Twitter de aimehaine, m’envoyait (par le biais de Twitter) la question suivante : « tiens, vélofun boy, vous faites comment quand on annonce de la neige comme demain ? Because demain, j’aurais vraiment besoin du vélo ! »
La question était plutôt bonne, d’autant que je n’avais pas la moindre idée de la réponse, je lui répondais que je subodorais que les principes s’appliquant à la moto devait être en vigueur avec le moteur en moins. La susnommée de répondait tout de go « alors soyez prudent. Je renonce au vélo, parce que si je sais comment maîtriser mon biclou, j’ai pas confiance dans les autos autour ! ».
Ne restait plus qu’à mettre le tout en pratique, ce que j’ai fait ce matin.
Premier constat, le vélo sur la neige ce n’est pas si compliqué (et au vu des temps de trajet comparatif pour arriver au bureau, vis-à-vis de mes collègues venant du même coin, c’est plutôt plus efficace que la voiture).
Comme je l’avais imaginé, peu ou prou les mêmes principes qu’en moto s’appliquent :
Les pneus constituaient un vrai point d’interrogation. J’utilise des Continental Sport Contact, qui sont des slicks (les slicks sont des pneus lisses) avec juste une rainure pour éliminer l’eau. Ils sont formidables sur le sec, ultra rapides (c’est la partie Sport du nom) et ont une tenue de route un peu créative sur le mouillé (le Contact du nom, je ne l’ai pas encore vraiment trouvé).
Eh bien, contre toute attente, ils se sont plutôt bien comportés, pas vraiment de glissades, une assez bonne traction vues les circonstances. Je ne suis pas certains que des pneus à grosses sculptures auraient été mieux. Faudra que j’essaie.
Dans ce type de conditions les pédales A530 de Shimano se sont avérées parfaites grâce à leur deuxième face sans les fixations SPD (les verrous sur une surface aussi glissante ne me paraissaient pas très adaptés)…
Lire l'article complet...15 décembre 2009
Pendant que chez nous on fait péter le champagne lorsqu’une piste cyclable est accessible (sans voiture ni camion) Copenhague a totalement orienté sa circulation autour du vélo, multipliant les aménagements et instruments de mesure high tech.
Petite visite des lieux commentée par Mickael Colville-Andersen (dont j’ai parlé ici ) (c’est en anglais)
Source : BikeRumor et StreetFilms
Lire l'article complet...13 décembre 2009
L’iPhone 3G /3Gs dispose d’un GPS qui fonctionne honorablement. Couplé aux capacités de calcul du petit appareil, cela en fait une plateforme de choix pour plein d’usage pratiques en vélo. Du coup la catégories des applications pour le vélo destinées à l’iPhone 3Gs est en pleine expansion.
Je suis en train d’en essayer quelques unes, je publierai un panorama de ces applications dans quelques temps.
Ces applications peuvent être classées en deux catégories :
La première catégorie est simple à comprendre, ces applications transforment l’iPhone (3G) en GPS pour se diriger. On se retrouve dans ce cas exactement comme avec un GPS de voiture
La seconde catégorie, ne sert pas à se diriger mais à enregistrer le trajet. A l’arrivée on obtient un tracé GPS du trajet effectué (généralement exportable pour le visualiser dans une application comme Google Maps ) ainsi qu’un ensemble de données sur la vitesse, la vitesse moyenne, la durée, l’altitude etc…
La théorie et la vraie vie…
Avant de commenter quoique ce soit, il me faut vous saper le moral : l’idée de l’utilisation d’un iPhone comme calculateur de vélo est une chimère. Elle est pourtant tentante cette idée, les plus chères de applications ne dépassent pas 10 euros et en matière de performance elles écrasent des outils dédiés valant entre 10 et 40 fois plus.
Problème, l’iPhone est mono tache. Concrètement si pendant le trajet vous recevez un appel téléphonique (que vous décrochiez ou non) l’application va dans le meilleur des cas se mettre en pause, si, vous utilisez l’une des autres applications du téléphone (par exemple pour chercher une adresse).. fini, terminé, l’application de suivi quitte.
L’iPhone sera sans doute une plateforme de choix pour les cyclistes gourmands de données chiffrées …le jour ou il sera multitâche et donc ou l’application de suivi sera capable de fonctionner en tâche de fond, même si on utilise une autre application.
Dans l’intervalle, il constitue un gadget séduisant mais pas vraiment utilisable.
En revanche pour la navigation il est royal, entre les appli gratuites (Google, livré d’origine, Mappy et sans doute d’autres) et les applications commerciales de navigation (Navigon, Tomtom etc..) il est difficile de se perdre avec un 3gs, et ça, c’est déjà très bien.
Il y a des municipalités astucieuses

Les capacités de l’iPhone donnent des idées aux municipalités qui ont une approche intelligente du vélo. Ainsi les autorités de San Francisco ont développé une application qui permet aux cyclistes californiens de suivre leurs trajets puis de les expédier aux services de la circulation de façon à ce qu’ils puissent repérer les trajets les plus fréquemment utilisés par les cyclistes et adapter les voies en conséquence. Pas con non ?
L’application est téléchargeable sur l’Applestore gratuitement.
Reste à fixer l’iphone sur le vélo.
Les solutions de fixation de l’iPhone sur un vélo
Il est exclu d’avoir l’iPhone dans une poche, tout d’abord parce que le sortir régulièrement doit être le meilleur moyen de se retrouver par terre, ensuite parce que la nature tactile du téléphone d’Apple se prête assez mal à une manipulation fréquente lorsqu’une application est lancée.
La solution est donc de le fixer sur le vélo
La fixation sur le vélo se heurte également à la question de l’interface tactile. Il existe deux familles de systèmes,
Les seconds sont sans doute mieux adaptés à l’usage de l’iPhone comme compteur (parce que dans ce cas, à priori on a pas à utiliser l’interface), les premiers sont plus adaptés à l’utilisation de l’iphone comme GPS (parce que de temps à autres on veut agrandir la carte pour vérifier quelque chose, ou changer de destination), et dans ce cas l’accès à l’interface tactile est indispensable).
Les solutions de fixation simple
GoDrive : http://www.bicio.com
Pas très cher (quoique 30$, un socle supplémentaire pour ceux qui ont plusieurs vélos peut être acheté pour 10$ de plus) ce système se compose d’un socle fixé sur le guidon, sur lequel se clipse un cache dans lequel on place l’iPhone. Le cache peut rester à demeure sur l’iPhone pour le protéger (pas idiot).
Je suis en train de tester ce système, compte rendu d’ici quelques temps. L’ensemble fait très léger, à vrai dire au déballage on peut se demander si ça n’est pas une plaisanterie. Mais après quelques jours d’utilisation quotidienne, il s’est avéré très solide, aucun problème.
Il existe également d’autre systèmes que je n’ai pas encore pu tester (j’y travaille)
Les solutions avec protection contre les intempéries
Dahon
http://www.dahon.com/us/accessories/performance/bikemount.htm
Fabricant de vélos pliables, Dahon a annoncé pour janvier prochain une fixation plus élaborée (et étanche) ainsi qu’un système de recharge pour les vélos équipé d’une roue avant à dynamo.
L’ensemble est donc en deux parties.
VeloTrac
http://www.velotrac.com/
Il s’agit d’un petit sac qui se fixe avec des velcros dur le tube supérieur de cadre (et est stabilisé par un velcro sur la potence).L’iPhone (ça marche aussi avec des Blackberry) est ^placé sur le sac sous une protection transparente. Du coup le téléphone est à l’abri de la pluie.. et le cycliste à l’abri de la visibilité pusique l’cran est visible au travers d’une pellicule de plastique souple. A oublier donc le coup d’œil rapide pour savoir ou il faut tourner. En revanche pour l’utilisation de l’iPhone comme compteur ce système doit être pas mal.

iBikeConsole
http://www.ibikeconsole.com
Fait beaucoup penser au système de Dahon, il est d’ailleurs vendu au même prix. L’iBikeConsole est constitué d’un boitier étanche qui protège l’iPhone des intempéries.
Il est commercialisé en France par Le Cyclo pour 55 euros.

5 mars 2010
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